La Bête à Bon Dieu
Dieu (n’)est personne
dimanche 8 septembre 2013, par Richard Bennahmias
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« Dieu est une réalité spirituelle de confiance, d’amour, de justice, de bienveillance, de libération de l’injustice, de pardon et de réconciliation. C’est ainsi qu’il se présente à nous dans toutes les histoires de la Bible. Pas en tant que personne – c’est une représentation humaine - mais en tant qu’appel adressé à l’homme. Pour le suivre » *
Carel ter Linden

Comme beaucoup de nos contemporains, Carel ter Linden a pris au sérieux les leçons de Darwinn : il n’est pas nécessaire de supposer à l’univers un but à atteindre ou une intention initiale pour comprendre son évolution. Une succession de hasards, heureux ou malheureux, reliés entre eux par la chaine continue des causes et des effets suffit, selon les lois d’une nécessité dont il suffit de supposer qu’elle est elle-même l’effet du hasard.

Jusque là réservée aux fortunes bonnes ou mauvaises de notre histoire humaine et de nos histoires humaines, la notion d’histoire a été introduite dans les sciences de la nature parla théorie de l’évolution. À défaut de plan ou de projet préalable, notre univers semble devoir son origine et son existence à une impulsion, un élan, une dynamique. Une lutte aussi contre l’inertie du rien, ou du chaos ; une permanente résurrection et une continuelle création.

L’intuition qui parcourt toute la Bible, c’est qu’il y a un rapport étroit entre ce dynamisme créateur et cette « réalité spirituelle de confiance, d’amour, de justice, de bienveillance, … ». C’est cette « réalité » créatrice et salvatrice qui fait avancer le monde. Que nous nous contentions de dire « Il y a quelque chose » ou que nous osions affirmer « Il y a quelqu’un », nous serons toujours obligés de nous en tenir à nos représentations humaines pour en parler, en témoigner ou l’invoquer.

Mais les « réalités spirituelles » qu’invoque Carel ter Linden ne prennent vraiment sens que quand elles s’incarnent ou se concrétisent de façon personnelle, dans l’histoire de notre humanité comme dans nos histoires personnelles. S’adresser à quelqu’un plutôt que de croire en quelque chose, confère aussi à cette réalité le minimum d’autonomie et d’initiative que lui supposent les qualités que nous lui conférons.

À l’issue d’un long processus de murissement, dont témoigne la bibliothèque biblique, ce dynamisme créateur depuis toujours à l’œuvre, s’est concrétisé personnellement au cœur de notre histoire dans une personne et dans l’histoire d’une personne : Jésus, Christ crucifié et ressuscité. Plus personnel que ça, tu meurs ! … et même tu ressuscites. Le mieux qui puisse arriver à notre humanité, c’est de faire alliance avec cette réalité spirituelle et personnelle là.

* Wie is God voor u ? „Een geestelijke werkelijkheid van trouw, liefde, gerechtigheid, barmhartigheid, bevrijding van onrecht, vergeving, verzoening. In alle Bijbelse verhalen komt God zo tot ons. Niet als Persoon –dat is een menselijke voorstelling– maar als appel op de mens. Om Hem na te volgen.”
(‘Hofpredikant’ ds. Ter Linden – RD – 22 juin 2013)





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